L’heure des désirs

J’ai assis le bonheur dans son récamier aux dorures sans éclat; le faste n’est plus de saison. Il faut le balayer d’un revers de la main pour recouvrer des sensations jadis perdues, oubliées ou simplement exilées.
Je regarde inlassablement cette photo aux coins écornés sur laquelle une jeune fille joue avec un arrosoir percé. Ses cheveux sont mouillés, et quelques perles d’eau ruisselent sur son visage poupin. Elle semble heureuse. Tout est dans l’apparence, et le sourire aux coins des lèvres trahit cette douleur maternelle qu’elle enfouit au plus profond d’elle même comme un mal indicible. Acte manqué freudien.

Et pourquoi ne serait-elle pas seulement en train de flirter avec un bonheur sans arrière pensée ? Excessivement naif, me diriez-vous. Pas faux.

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